Environnement : les technologies du numérique offrent des solutions

By on 08/02/2017
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On ne compte plus les effets néfastes de l’activité humaine sur l’environnement : pollution, raréfaction des ressources naturelles, réchauffement climatique, etc. Que ce soit au niveau des processus de production ou de consommation, les impacts sur l’environnement sont réels et parfois même catastrophiques. Néanmoins, les innombrables possibilités qu’offrent les technologies du numérique semblent pouvoir changer la donne. Smart grids, capteurs, compteurs communicants et applications mobiles sont autant d’innovations qui peuvent dans certains cas être qualifiées de « durables ». En effet, chacune d’entre elles peut, volontairement ou non, favoriser la préservation de l’environnement.

Le numérique au service de l’environnement

En France, les initiatives utilisant les technologies du numérique dans le but de préserver l’environnement se multiplient. A ce titre, la ville d’Angers a par exemple choisi d’intégrer les technologies de l’information et de la communication à de nombreux aspects de la vie quotidienne. Constance Nebbula, conseillère municipale déléguée à l’économie numérique et l’innovation insiste d’ailleurs sur ce point : « La volonté de Christophe BECHU, maire d’Angers, est de s’appuyer sur la filière numérique locale pour en faire un territoire exemplaire d’expérimentation et une ville test des innovations, notamment en matière d’Internet des objets. » En ce sens, la ville a notamment déployé des capteurs en centre-ville qui « mesurent le niveau de remplissage des containers équipés afin de les collecter non plus à fréquence fixe, mais uniquement lorsqu’ils sont pleins, ce qui permet de limiter les nuisances liées au ramassage (bruit, pollution, problèmes de circulation) dans cette zone clé pour l’attractivité de la ville, et également de limiter les émissions de CO2 ».

Par ailleurs, au cœur de l’innovation numérique « verte », on trouve les réseaux électriques « intelligents », également appelés « smart grids ». Ces « réseaux d’électricité auxquels sont intégrées des technologies informatiques » permettent d’ajuster la production et la distribution d’électricité aux pics de consommation. Cette meilleure maîtrise des aléas de consommation évite ainsi les « gâchis » d’électricité dans le cas où la production est supérieure à la consommation. Et si de nombreuses innovations affichent aujourd’hui comme but premier de préserver l’environnement, d’autres concourent également à cet objectif alors même qu’elles n’ont pas été conçues pour cela au départ.

Le numérique offre des solutions « gagnant-gagnant »

En effet, dans certains cas, les technologies du numérique offre le double avantage de pouvoir répondre à certains besoins individuels tout en favorisant la préservation de l’environnement. Les nouveaux compteurs électriques communicants « Linky » en sont un parfait exemple. Dans un premier temps, le compteur nouvelle génération d’Enedis, qui est actuellement déployé sur le territoire français (35 millions doivent être installés d’ici 2020) doit permettre à chacun de maîtriser en temps réel sa consommation d’électricité. Ainsi, chaque utilisateur pourra facilement réduire le montant de sa facture en décidant d’utiliser ses appareils électroménagers les plus gourmands en énergie lorsque le coût de son électricité est au plus bas, en heures creuses.

Les avantages offerts par ces compteurs ne sont pas uniquement d’ordre financier, loin de là. En effet, ces compteurs offrent également un avantage écologique. Lorsqu’ils ont accès, en temps réel, à leur consommation énergétique, les ménages affichent une forte tendance à la diminuer. C’est prouvé : en Autriche, des chercheurs ont établi en 2012 qu’une baisse moyenne de 4,5 % de la consommation électrique avait été rendue possible par le remplacement de leurs compteurs par des modèles « intelligents ». Ainsi, ces compteurs ont un réel impact sur la préservation de l’environnement.

Et ce n’est pas tout, les technologies numériques permettent également de concilier gain de temps et préservation de la planète. Ainsi, Waze, « l’application de trafic et de navigation communautaire » qui permet de suivre l’évolution du trafic en temps réel permet également de réduire l’impact des automobilistes sur la planète, au quotidien. Pour Thomas Guignard, country manager chez Waze, l’application est destinée à être utilisée tous les jours, « sur le chemin du travail ou pour emmener ses enfants à l’école ». Sa particularité ? Elle est mise à jour en permanence par ses utilisateurs. Ainsi, « lorsqu’il y a des ralentissements un peu plus loin, Waze le sait, et change de route tout seul ».

L’application apporte donc un confort certain aux conducteurs en leur évitant d’être pris au piège d’un embouteillage ô combien irritant. Et en proposant à des centaines d’automobilistes un trajet alternatif permettant d’éviter les bouchons, l’application permet également d’éviter la surconsommation de carburant et donc la dégradation de la qualité de l’air. Cette donnée n’est pas à prendre à la légère puisque d’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, « dans les bouchons, la consommation double et une voiture moyenne peut consommer jusqu’à 16 l/100 km », les bouchons seraient même « la pire des situations en termes de consommation et de pollution ». Ainsi, toutes les initiatives permettant de les réduire participent directement à préserver l’environnement.

 

 

 

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