Airbnb : un nouveau décret pour limiter les abus dans les villes de France

By on 05/05/2017
Airbnb, hôtellerie, France

Un nouveau décret vient de paraître dans le JO qui permet aux grandes villes de contraindre les propriétaires de logements mis en location via Airbnb et consorts à se déclarer en mairie.

Dans la bataille au long cours qui fait rage entre les professionnels de l’hôtellerie en France et les plateformes de location de biens entre particuliers tels que Airbnb, les hôteliers semblent bien avoir remporté une belle manche. C’est le constat qui émane du contenu du décret publié récemment dans le Journal Officiel au terme duquel les communes de plus de 200 000 habitants pourront contraindre les propriétaires à se déclarer en mairie.

Un numéro d’enregistrement pourra ainsi être attribué à chaque propriétaire d’un bien meublé faisant l’objet d’une location de courte durée. En trame de cette opération administrative : le contrôle. Car le législateur entend ainsi faire respecter la disposition légale selon laquelle ces propriétaires ne peuvent louer leur bien pour une durée maximale de 120 jours par an. C’est sur ce point que le syndicat de l’hôtellerie bataillait depuis plusieurs mois en arguant qu’Airbnb et consorts pratiquaient une concurrence déloyale. Aussi, dès lors que la durée de 120 jours est dépassée, les mairies de ces grandes villes pourront affliger des amendes lourdes aux propriétaires.

UMIH vs Airbnb, un combat de longue haleine

Avec cette nouvelle mesure légale, le gouvernement souhaite libérer des logements, surtout dans ces grandes villes où l’offre se réduit. Une situation particulièrement tendue à Paris, le premier marché d’Airbnb, ville dans laquelle 65 000 logements serait retirés du marché des locations traditionnelles au profit des courtes durées, bien plus juteuses pour les propriétaires.

Le syndicat de l’hôtellerie UMIH associé au syndicat GNC (Groupement national des chaînes) est satisfait du décret, déclarant que « la France se dote enfin d’outils pour permettre contrôle et transparence des locations meublées ». Les deux appelant dorénavant «les municipalités à se saisir de cette nouvelle opportunité sans plus attendre ».

Airbnb défend son pré carré en expliquant de son côté que la procédure sera bien trop lourde à mettre en place pour ces villes, et que les contrôles seront trop nombreux et trop coûteux.

 

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