Airbus, Toyota, Uber, Audi planchent sur la voiture volante… mais à quoi bon ?

By on 02/05/2018
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Présentée au salon de l’auto de Genève récemment, le modèle de voiture volante Liberty relance les discussions autour de ce vieux fantasme. Uber, Toyota ou encore Airbus y injectent des millions d’euros en recherche et développement. Mais pour quel avenir ? Quelles utilisations ?

La voiture volante n’est plus un rêve mais une réalité toute proche. Encore au stade de prototype, elle n’en est pas moins à un niveau avancé de développement. L’année dernière c’est Airbus qui avait frappé un grand coup en présentant son projet baptisé Pop-Up. Une UAM (Urban Mobility Vehicle) au look d’un drone navette à la sauce Uber puisque l’enjeu de cet engin d’un nouveau genre est de servir de navette pour le transport de personnes. Un châssis à quatre roues pour la version automobile et un module aérien équipé de 8 rotors pour la version volante.

Cette année, c’est au tour de la société hollandaise Pal-V d’avoir officiellement présenté la Liberty. Une voiture hybride qui peut passer d’un mode route à un mode air grâce aux palmes d’hélicoptère à déplier en quelques minutes.

Mais Toyota, Aeromobil, Lilium ou encore Volocpter sont autant de structures qui planchent très sérieusement sur la voiture volante. A tel point que la Direction générale de l’aviation civile a recensé non moins d’une vingtaine d’entreprises à travers le monde qui bossent sur le sujet.

Une voiture volante, à quoi bon ?

Mais pourquoi injecter autant de fonds dans le développement de la technologie ? Si l’approche d’Airbus fait sens puisqu’elle se base sur un transport collectif de personnes, sorte de mini hélicoptère, celle des autres compagnies reste plus floue. Car en prenant l’exemple de la Liberty, le propriétaire devra nécessairement être titulaire d’un brevet de pilote. Mais au-delà de cela, tous les spécialistes s’accordent à dire que la législation sous toutes ses coutures devra être repensée pour qu’un jour les voitures volantes remplacent les roulantes.

Mais deux arguments qui plaident en faveur de la technologie : le besoin d’innover et la lutte contre le réchauffement climatique. Les voitures volantes sont pensées pour qu’un jour elles puissent circuler uniquement grâce à des moteurs électriques. Sauf que la technologie est en l’état loin d’être au point, notamment car les batteries pèsent trop lourd. Reste alors le besoin – vital – d’innover de la part des entreprises. Et pour Marc Oualid, fondateur de Free Car Project, il s’agit à l’heure actuelle de la seule raison valable : « A ce jour, la voiture volante semble davantage répondre à un besoin des entreprises, qui, dans cette période de transition, n’ont d’autres choix que de jouer sur la carte de l’innovation. Une innovation technique certes, mais qui manque de recul et de prise en compte des véritables enjeux de société actuels. » avant d’ajouter : « Les périodes d’interlude devraient permettre aux entreprises de se réinventer, et non se raccrocher à de vieux fantasmes certes accrocheurs, mais déconnectés ».

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