L’Egypte et la France veulent renforcer leurs relations économiques

By on 22/01/2019

 

Dans le cadre de la visite d’Emmanuel Macron au Caire, prévue fin janvier, zoom sur la présence économique française en Egypte, qui abrite près de 160 filiales d’entreprises tricolores et où l’Agence française de développement compte près de 2 milliards d’euros d’engagement.

Les relations entre la France et l’Egypte ne datent pas d’hier. Mais il convient de reconnaître que les deux pays ont resserré leurs liens, notamment économiques, depuis quelques années. Ceci alors que le chef d’Etat français est attendu au Caire d’ici quelques jours. Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, était d’ailleurs dimanche dernier en Egypte pour préparer la visite présidentielle. Voyage au cours duquel il a affirmé avoir eu un « excellent entretien avec le président Sissi […] qui fait un travail remarquable pour redresser l’économie égyptienne ». Avant de préciser que l’objectif de cette visite présidentielle était « de renforcer et diversifier les projets économiques [bilatéraux] ». L’Egypte étant devenue « un marché encore plus intéressant pour les entreprises françaises », selon M. Le Maire.

« Gaz naturel liquéfié »

Et celles-ci sont déjà bien implantées dans le pays, puisque sur les cinq dernières années budgétaires, l’Hexagone pointe au 6ème rang des investisseurs étrangers en Egypte, derrière le Royaume-Uni, les Etats-Unis, les Emirats arabes unis, la Belgique et l’Arabie saoudite. Les Egyptiens étant également particulièrement conquis par les produits français. D’après le ministère de l’Economie, les exportations tricolores, ces dernières années, ont ainsi augmenté de 20,6 % (1,9 milliard d’euros), dans les secteurs des biens d’équipements mécaniques, du matériel électrique, électronique et informatique, ainsi que du matériel de transport. Ces exportations placent Paris, selon la Banque centrale égyptienne (BCE), à la 11ème place des partenaires commerciaux du Caire, premier client de la France au Proche-Orient.

« L’Egypte et la France sont des partenaires économiques stratégiques, reconnaît l’ambassade égyptienne à Paris. [Notamment grâce à] la signature de plusieurs accords permettant à la France d’accompagner l’Egypte dans sa transition énergétique et son développement économique et social durable ». C’est effectivement dans le domaine de l’énergie que la France épaule peut-être le plus l’Egypte aujourd’hui. Total, par exemple, s’est d’ores et déjà positionnée sur la filière « gaz naturel liquéfié » (GNL) locale, destinée à devenir l’une des plus importantes de la région Moyen-Orient. Quant au barrage d’Assiout, méga-projet hydraulique dont les travaux, menés par Vinci, ont commencé en 2012, il a été inauguré l’été dernier. Objectif : 32 mégawatts d’électricité verte et 50 000 tonnes de carburant propre.

360 000 emplois par an

Plus globalement, les entreprises françaises participent au développement de l’Egypte, qui tente aujourd’hui de relancer son économie. Lors de la visite d’Abdel Fattah al-Sissi à Paris, en octobre 2017, plusieurs conventions avaient ainsi été signées, parmi lesquelles des prêts de politique publique, des dons, et autres financements de projets publics et privés. En tout, renseigne l’ambassade égyptienne en France, « plus de 437 millions d’euros de contributions ont été signées par l’Agence française de développement (AFD) […] pour des projets concernant des domaines clés définis comme prioritaires par les autorités égyptiennes ». Entre autres : santé, avec la construction de centres de soins, et énergies vertes, avec l’installation de plusieurs centrales solaires.

En tout, l’AFD compte près de 2 milliards d’euros d’engagement en Egypte, où près de 160 filiales d’entreprises françaises sont implantées. Ces dernières participent à la création de 40 000 emplois directs et 360 000 emplois indirects selon le ministère égyptien des Investissements et de la Coopération internationale (GAFI). Les groupes tricolores y trouvent donc leur compte. Ces prochaines années, de nombreux projets de développement d’infrastructures, d’énergies propres notamment, devraient en effet profiter aux entreprises françaises. Avant de rencontrer le président égyptien, le ministre français de l’Economie a d’ailleurs tenu à rencontrer le groupe des représentants des patrons tricolores. Comme pour souligner la place importante qu’ils tenaient dans les relations entre les deux pays, faites également de partenariats culturels et de lutte antiterroriste.

 

About La Rédaction

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.