Moral des ménages en hausse et confiance dans la marque France : LVMH, L’Oréal, Kering

By on 27/06/2019

Après un trou d’air ces douze derniers mois, la confiance des Français revient et l’optimisme est au rendez-vous. Des signaux positifs d’audace et de résilience de l’économie hexagonale, comme la reprise de la consommation ou l’entrée de Bernard Arnault (LVMH) en troisième place des fortunes mondiales, illustrent le succès de l’excellence des savoir-faire français et de la marque France.

Après un premier trimestre difficile, dès mars-avril, les ménages ont repris leurs habitudes de consommation” a récemment déclaré Julien Marcilly, chef économiste de Coface. Une bonne nouvelle pour l’activité économique française. Comme l’expliquent Les Echos, cette reprise arrive après une période morose liée au mouvement des gilets jaunes, à la hausse des prélèvements obligatoires et à la remontée du prix du pétrole. Place à l’optimisme donc avec un plan de relance de 11 milliards d’euros du gouvernement et ses conséquences concrètes sur le pouvoir d’achat des ménages. D’après l’Insee, il devrait même augmenter de 2,3% cette année, avec une inflation autour de 1%.

Toutefois, ce phénomène ne concerne pas toute l’économie et est à relativiser, si l’on considère certains secteurs qui n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux d’avant le mouvement des GJ : l’automobile, l’habillement et l’alimentaire. “La consommation des ménages en biens reste aujourd’hui inférieure à celle de la fin 2017” précise Sétaphane Colliac, économiste chez Euler Hermes. Légère inflexion ou tendance de fond, la fin de l’année nous le dira.

Des grands groupes capteurs et porteurs de croissance 

Une autre nouvelle illustre la bonne santé de l’activité économique hexagonale et de la marque France : Bernard Arnault, PDG et actionnaire majoritaire du groupe LVMH, a rejoint Jeff Bezos, le patron d’Amazon, et Bill Gates, le fondateur de Microsoft, sur le podium des hommes dont le capital dépasse les 100 milliards de dollars, d’après le Billionaires Index, publié par l’agence américaine Bloomberg. L’explication ? Une hausse de 2,9 % du cours de l’action LVMH – Moët Hennessy Louis Vuitton, qui a atteint 368,80 euros, « un record », a précisé Bloomberg.

Ce succès est le résultat des performances du champion tricolore du luxe et reflète la bonne santé de ce secteur très français. Comme le souligne l’agence américaine, « la vitalité de l’industrie du luxe permet à d’autres entrepreneurs français de figurer en bonne position dans le classement de Bloomberg ». Si Françoise Bettencourt-Meyers, la première femme du classement, apparaît au neuvième rang mondial grâce à L’Oréal (56 milliards de dollars), le fondateur du groupe Kering, François Pinault, occupe quant à lui la 174e place, avec 8,6 milliards de dollars. 

« Les milliardaires français ont ajouté la plus grande richesse parmi les membres européens du classement de Bloomberg en 2019. Arnault, François Pinault de Kering et Françoise Bettencourt-Meyers se partagent plus de 40 milliards de dollars. Les frères derrière la marque Chanel, Gérard et Alain Wertheimer, ont vu leur fortune s’envoler de 9,8 milliards de dollars cette semaine, après que la maison parisienne de parfums et de mode a annoncé ses résultats pour 2018 », souligne l’agence.

Made in France : une valeur (de plus en plus) sûre avec LVMH, Kering, L’Oréal etc.

Résultat, ces grandes marques françaises embauchent davantage, notamment en France. D’après les chiffres du ministère du Travail et de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a reculé de 0,7 % au premier trimestre 2019 et de 1,5 % sur un an. Sur les neuf derniers mois, l’économie française a créé 151 000 emplois, dont 64 000 depuis le début de l’année.

Ces chiffres s’expliquent notamment par le fait que les grands groupes français captent l’essentiel de la croissance mondiale et peuvent ainsi jouer un rôle majeur dans la croissance économique et la création d’emplois en France. Comme l’explique Le Monde, « plus d’emplois, c’est moins de déficits sociaux, plus de recettes publiques, donc de nouvelles marges de manœuvre pour réduire la fiscalité, bref un enrichissement collectif, qui mécaniquement se traduira par l’amélioration individuelle de la situation de chacun ». 

Par ailleurs,  le « “Made in France” dans le commerce mondial du luxe est un facteur clé de succès, ce label a permis de redynamiser il y a quelques années la croissance du secteur », analyse Alexandre Lavissière, professeur en management à l’Ecole de Management de Normandie. D’après Julie El Ghouzzi, directrice du Centre du luxe et de la création, les entreprises croissent et trouvent « un savoir-faire ». « Elles peuvent maîtriser la rapidité dans la chaîne logistique », ce qui les encourage à rester en France. « Cela s’inscrit dans une tendance en France depuis cinq, six ans, où tout le monde est en train de se réinstaller dans le pays et de rouvrir des maroquineries ». D’ailleurs, « la partie très haut de gamme du luxe a toujours été produite en France », précise l’experte.

Un moral en hausse, et une économie française qui se porte plutôt bien donc, créant des emplois – les entreprises hexagonales prévoient 2,7 millions de recrutements cette année – notamment grâce au succès d’entreprises pérennes, privilégiant l’excellence des savoir-faire français.

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