LVMH achète Tiffany à son juste prix

By on 29/10/2020

Après de nombreux rebondissements, le leader du luxe français LVMH confirme qu’il fera bien l’acquisition du prestigieux joaillier américain Tiffany en janvier 2021, « après approbation des actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire ».

Une victoire pour l’industrie française, et une acquisition validée récemment par la Commission européenne qui estime que le deal ne pose pas de problème de concurrence. L’achat se fera donc au prix de 131,5 dollars par action, contre 135 prévus initialement. Montant total de la transaction ? 15,7 milliards de dollars, soit environ 13,3 milliards d’euros.

Les fiancés se rabibochent autour de 425 millions de dollars

LVMH peut se féliciter d’avoir obtenu un rabais de 3%, soit la rondelette somme de 425 millions de dollars, après d’âpres négociations avec la marque américaine, fortement chahutée par la première vague de la crise sanitaire, causant la fermeture de ses lieux de production et de ses points de vente. Un cas de force majeur qui a profondément modifié les conditions de vente de Tiffany.

Bilan des courses pour la marque américaine : une chute vertigineuse des ventes de 45% aux Etats-Unis au premier semestre ainsi que des pertes d’exploitation atteignant les 45 millions de dollars. LVMH avait déclaré début septembre que «  les conditions de réalisation de cette acquisition » n’étaient plus réunies. En d’autres termes, le groupe français ne pouvait plus finaliser le rachat de Tiffany en l’état, c’est-à-dire au montant initial de 16,2 milliards de dollars.

« LVMH est fier d’accueillir la maison Tiffany et ses salariés »

Cette solution négociée devrait normalement mettre « un terme à toutes les procédures judiciaires » en cours entre LVMH et Tiffany. Le litige avait en effet pris une dimension politique lorsque le ministère des Affaires étrangères avait demandé au groupe de Bernard Arnault de différer l’acquisition «en réaction à la menace de taxes sur les produits français formulée par les États-Unis». Les deux marques de luxe ont finalement porté plainte l’une contre l’autre devant la Cour de justice de l’Etat du Delaware aux Etats-Unis.

Roger N. Farah, le président du conseil d’administration de Tiffany « a considéré qu’il était dans l’intérêt de toutes nos parties prenantes de finaliser avec certitude cette opération ». De son côté, Bernard Arnault se dit être « plus que jamais convaincu du potentiel formidable de la marque Tiffany. LVMH est fier de bientôt accueillir en son sein la maison Tiffany et ses salariés, afin d’écrire ensemble un nouveau chapitre ».

 

 

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