Céleste : acteur stratégique de la fibre optique pour les TPE/PME

By on 10/07/2017

Le régulateur des télécoms juge que le déploiement de la fibre par Orange chez les TPE/PME est trop lent. A l’inverse, l’opérateur Celeste a réalisé des efforts importants.

L’Arcep tape du poing sur la table. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes vient, en effet, d’annoncer qu’elle prévoit d’imposer de nouvelles obligations à Orange dans le but de démocratiser l’utilisation de la fibre optique par les entreprises françaises et, particulièrement, par les TPE/PME. Selon le régulateur des télécoms, quelque trois millions de petites et moyennes entreprises ne disposent toujours pas d’offres adaptées à leurs besoins, sur un marché ultra-dominé par l’opérateur historique français.

A partir de janvier 2018, Orange devra donc permettre à des opérateurs tiers de revendre ses offres d’accès, tout en proposant, en option, une garantie de service assurant que la connexion sera rétablie en moins de 10 heures en cas de panne. « L’objectif, selon l’Arcep, est de faire bénéficier (aux TPE/PME) d’un réel choix associé à des innovations de services sur la fibre, à des prix abordables, tout en assurant une qualité de service ».

L’opérateur Celeste se positionne sur le créneau des TPE/PME

Ces reproches de l’Arcep sont principalement destinés à Orange, car certains acteurs ont investi ce créneau et proposent, depuis plusieurs années, des solutions ajustées aux TPE/PME. Et pour cause : avec un taux d’équipement de 25% contre 16% pour les particuliers, « le marché entreprises est (…) plus dynamique que celui des particuliers en ce qui concerne l’adoption de la fibre optique ».

Un constat dressé par Nicolas Aubé, le fondateur de Celeste, un FAI qui, depuis 2001, est spécialisé dans la fibre optique et les solutions innovantes pour les entreprises. « Nous constatons une hausse des consommations de bande passante d’environ 50% par an (…). Les entreprises ont besoin de la fibre optique », poursuit l’entrepreneur, rappelant que Celeste enregistre une croissance moyenne de 20% par an, « bien supérieure à (celle) du marché des télécommunications en général ».

« Le président de l’Arcep appelle les entreprises à se réveiller » relève encore Nicolas Aubé, selon qui, « de notre point de vue, elles ne dorment pas ». En témoigne la présence de Celeste sur le marché de la fibre… depuis 2007 au moins, quand l’entreprise proposait déjà à ses clients un débit symétrique garanti de 1 Mbits à 1 Gbits, la location-maintenance du matériel de connexion, un espace client sécurisé et un centre de support, et qu’elle souhaitait « se placer rapidement sur ce créneau » et « animer la concurrence chez les FAI ».

Celeste, fournisseur d’accès à Internet et de… datacenters « verts »

Non contents d’aligner un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros en 2016, les dirigeants de Celeste visent désormais la Chine, à laquelle ils souhaitent proposer non leurs services, mais leur technologie. A l’origine du brevet Marilyn, un datacenter « vert » se distinguant par une construction verticale à cinq étages et un refroidissement des serveurs par l’air extérieur (ou Free cooling). Celeste a l’intention d’en vendre la licence aux opérateurs et hébergeurs chinois.

Marilyn permet en effet de fonctionner 80% de l’année sans recours à la climatisation, qui n’est « mise en route que pendant les périodes les plus chaudes, soit 20% de l’année », explique L’Usine Digitale. Un atout important, permettant de réduire de 35% la consommation d’énergie, qui représente le principal poste de coût d’exploitation pour les datacenters. Persuadé que « les Chinois sont très sensibles à ce côté écologique », le fondateur de Celeste entend bien partir à la conquête de l’Empire du Milieu.

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