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La question de la sécurité dans les transports publics revient sur le devant de la scène en France. À l’occasion de la journée de mobilisation contre les violences faites aux femmes, la SNCF et Île-de-France Mobilités ont présenté une version avancée de leur intelligence artificielle. Conçue pour analyser les flux vidéo en temps réel, cette technologie vise à renforcer la sécurité dans les transports. Bien que l’analyse des flux vidéo soit actuellement encadrée, les autorités espèrent une légalisation prochaine. Les ambitions de la région Île-de-France sont renforcées par un sondage révélant un soutien massif de la population pour l’usage de cette technologie.
Les ambitions de la région Île-de-France
La région Île-de-France, sous la direction de Valérie Pécresse, a exprimé sa volonté d’utiliser la vidéosurveillance algorithmique de façon plus courante. Actuellement, cette technologie est seulement autorisée dans le cadre exceptionnel des Jeux olympiques. Cependant, les autorités souhaitent l’étendre à une utilisation quotidienne pour sécuriser les lieux publics. Cette initiative est soutenue par un sondage IPSOS, qui indique que 89 % des femmes et 88 % de la population générale sont favorables à l’installation de cette IA. Valérie Pécresse et les responsables régionaux espèrent que ces chiffres influenceront le débat parlementaire à venir.
Le modèle de langage vidéo (VLM) utilisé dans cette technologie permet une analyse avancée des flux vidéo. En connectant les caméras de surveillance à une intelligence artificielle, les opérateurs peuvent recevoir des alertes en temps réel. Cela pourrait permettre des interventions plus rapides et efficaces en cas de délit ou d’incivilité. La région mise sur cette technologie pour améliorer la sécurité dans les transports et répondre aux attentes de la population.
Fonctionnement de la vidéosurveillance algorithmique
La vidéosurveillance algorithmique diffère de la reconnaissance faciale, strictement interdite en France. Au lieu de collecter des informations biométriques, elle analyse les mouvements et comportements humains. Les caméras sont connectées à un « cerveau » informatique qui traite les flux vidéo en continu. Lorsqu’un événement suspect est détecté, une alerte est envoyée à un opérateur humain. Ce système permet de réduire le besoin de surveillance humaine constante.
Le logiciel développé par l’entreprise française Wintics utilise des « prompts » pour interroger les images. Par exemple, des questions comme « trouve quelqu’un en train de courir » peuvent être posées. L’IA est capable de retrouver la scène correspondante en quelques secondes. Selon Hélène Brisset, directrice du numérique d’Île-de-France Mobilités, cette technologie pourrait être extrêmement utile dans un cadre bien encadré. Les pouvoirs publics espèrent ainsi réduire les délais d’intervention lors d’incidents dans les transports.
Défis et préoccupations liés à la vie privée
L’utilisation potentielle de cette technologie soulève des préoccupations en matière de vie privée. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a déjà alerté sur les risques de surveillance généralisée. Bien que la technologie ne recueille pas d’informations biométriques, elle pourrait permettre une traque plus aisée des individus. Les défenseurs de la vie privée craignent un renforcement des capacités de surveillance des autorités.
Valérie Pécresse, cependant, affirme que cette technologie n’empiète pas sur les libertés individuelles, sauf celle des délinquants. Selon elle, la priorité est de protéger les citoyens dans les transports publics. Pour l’instant, l’adoption de cette technologie nécessitera un débat parlementaire approfondi. La question reste de savoir comment concilier sécurité publique et protection des libertés individuelles dans l’utilisation de cette technologie avancée.
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Retour d’expérience des Jeux olympiques de Paris 2024
Durant les Jeux olympiques de Paris 2024, la vidéosurveillance algorithmique a été testée. Les résultats sont mitigés : seulement 7 interventions réelles ont été déclenchées, principalement pour des intrusions ou des bagages abandonnés. Le dispositif a généré des « faux positifs », avec environ 100 signalements quotidiens. La détection des colis abandonnés s’est avérée particulièrement difficile pour l’IA.
Pour la région Île-de-France, ces résultats s’expliquent par un dispositif humain et policier déjà très présent. Valérie Pécresse estime que l’erreur a été de limiter l’utilisation de l’IA aux grands événements. Elle plaide pour une utilisation quotidienne afin de protéger les citoyens dans leur vie de tous les jours. La nouvelle version du dispositif, basée sur un VLM, est conçue pour détecter les agressions, pas seulement les intrusions. Les législateurs devront maintenant être convaincus de son utilité avant de permettre son adoption généralisée.
Alors que la France envisage l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique, le débat sur la sécurité et la vie privée s’intensifie. Les autorités doivent peser les avantages de cette technologie contre ses implications potentielles sur les libertés individuelles. La question reste de savoir si les bénéfices en matière de sécurité justifient les risques pour la vie privée. Quelle sera la position des législateurs face à ces enjeux complexes ?








Super initiative pour la sécurité, mais quelles garanties pour la vie privée ?
Est-ce que l’IA va vraiment réduire les délais d’intervention ?
Merci de penser à notre sécurité, SNCF et IDFM !
Ils veulent légaliser ça pour les femmes, mais qu’en est-il des autres groupes vulnérables ?
La technologie peut-elle vraiment remplacer une présence humaine ?
C’est bien beau tout ça, mais qui va payer pour cette technologie ?