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Les dauphins du fleuve Indus, parmi les cétacés les plus rares au monde, font face à une nouvelle menace silencieuse : les microplastiques. Une récente étude a révélé la présence de ces petits fragments de plastique dans le système digestif de cinq de ces dauphins. Bien que ces particules soient invisibles à l’œil nu, elles posent un risque écologique majeur. Ces découvertes soulèvent des questions sur l’impact des activités humaines sur cet environnement fragile. L’étude, dirigée par Ahsaan Ali de l’université normale de Nanjing, en collaboration avec des chercheurs du Pakistan, du Danemark, de la Chine et du Royaume-Uni, souligne l’urgence d’une action concertée pour préserver cet écosystème unique.
La rareté des dauphins du fleuve Indus
Les dauphins du fleuve Indus ne se trouvent que dans le système fluvial de l’Indus au Pakistan et dans une petite partie en Inde. Cette espèce est classée parmi les cétacés les plus rares, avec une population estimée à environ 1 987 individus selon un recensement soutenu par l’IWC en 2017. Les barrages et barrages morcellent leur habitat, rendant les menaces locales particulièrement préoccupantes car les animaux ne peuvent pas migrer facilement vers des zones plus propres. La pollution plastique s’ajoute maintenant à la liste des menaces auxquelles ces dauphins doivent faire face. Leurs capacités de survie sont mises à mal par cette fragmentation de l’habitat, accentuant la vulnérabilité de l’espèce.
Les méthodes de l'étude
Pour mener cette étude, les chercheurs ont récupéré des dauphins échoués et ont minutieusement disséqué leur tractus gastro-intestinal. Chaque section, allant de l'estomac à l'intestin grêle et au gros intestin, a été soigneusement rincée pour extraire les particules de microplastiques. Les résidus organiques ont été digérés, puis filtrés afin de compter les particules restantes. La spectroscopie FTIR a été utilisée pour identifier la composition chimique de chaque particule, un procédé essentiel pour différencier les plastiques des fibres naturelles. Cette approche rigoureuse a permis de quantifier la présence de microplastiques et de mieux comprendre leur impact potentiel sur ces animaux.
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Les microplastiques omniprésents
Les résultats de l'étude ont montré que tous les dauphins examinés contenaient des microplastiques, avec une moyenne d'environ 286 particules par animal. La majorité de ces particules étaient des fibres fines, souvent issues de textiles, ce qui indique que les rejets des eaux usées et le lavage de vêtements synthétiques jouent un rôle significatif. Le polymère dominant identifié était le polyéthylène téréphtalate (PET), souvent utilisé dans les bouteilles et les emballages alimentaires. Ces particules, principalement de couleur claire ou bleue, sont suffisamment petites pour traverser le système digestif mais assez grandes pour s'y accumuler, particulièrement dans l'intestin grêle, où elles sont temporairement retenues.
Exposition des dauphins aux microplastiques
Tous les plastiques n'ont pas les mêmes implications chimiques. Le cadre d'évaluation des risques des polymères attribue des scores de danger plus élevés aux polymères dont les composants chimiques sont toxiques. Les chercheurs ont évalué le mélange de polymères trouvé chez les dauphins comme présentant un risque moyen à élevé. L'étude fournit une évaluation de base de la pollution par les microplastiques causée par les activités humaines et offre des perspectives précieuses pour la conservation de cette espèce d'eau douce en danger. Les dauphins de rivière, en se nourrissant dans des eaux douces polluées, pourraient être exposés à des paysages de pollution différents de ceux de nombreux mammifères marins.
Les implications pour les dauphins
Les plastiques ne sont pas de simples particules inertes. Ils peuvent contenir des additifs tels que des bisphénols et des phtalates, et peuvent absorber d'autres polluants présents dans l'eau. Une revue de 2023 a détaillé comment les microplastiques et leurs produits chimiques associés peuvent perturber les systèmes hormonaux, affectant la reproduction et le métabolisme chez les mammifères. Les dauphins du fleuve Indus, déjà soumis à des stress liés aux faibles débits, aux captures accidentelles et à la fragmentation de l'habitat, pourraient voir leur survie compromise par cette exposition chimique et particulaire accrue. Quelle sera la prochaine étape pour protéger ces créatures vulnérables de l'impact des microplastiques ?








Est-ce que des mesures sont prévues pour réduire cette pollution dans l’Indus ?
Ça me fend le cœur d’apprendre ça, pauvre dauphins !
286 particules en moyenne ? C’est fou ! Comment est-ce possible ?
C’est une étude vraiment alarmante, merci de nous en informer.
Encore une raison d’abandonner le plastique à usage unique.
On devrait tous faire un effort pour réduire notre empreinte plastique.
Comment peut-on aider à protéger ces cétacés ?