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L’évolution des marchés financiers depuis 2020

Baptiste LEMOINEBaptiste LEMOINE10/03/20260
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EN BREF

  • 📊 Monnaie et crédits : depuis 2020 les agrégats ont connu des inflexions marquées : M1 a rebondi modérément dans la zone euro (+1,8 %) mais recule en France (−3,2 %), M2 et M3 montrent une reprise graduelle (M3 zone euro +3,6 %, France +1,9 %) et les crédits au secteur privé progressent faiblement (zone euro +1,8 %, France +2,2 %), ce qui soutient l’activité sans recréer d’excès inflationniste.
  • 📈 L’évolution des marchés financiers depuis 2020 : la politique monétaire est passée d’un fort accommodement à un resserrement, amplifiant la volatilité et favorisant les valeurs technologiques ; parallèlement les investissements en Capex ont explosé (ex. : Microsoft de ~2,3 à ~20 Md$ en huit ans), renforçant des primes sur la croissance et le momentum.
  • 🎯 Gestion active vs passive : la plupart des fonds actifs n’ont pas battu le S&P 500 (sur 10 ans, moins d’un fonds sur dix y parvient). Il est donc rationnel pour beaucoup d’investisseurs de privilégier la gestion passive, tout en réservant une part active très sélective axée sur les facteurs quality et momentum quand la recherche identifie des avantages persistants.
  • ⚠️ Valorisations et prudence : les niveaux de valorisation sont élevés (forward P/E du S&P 500 autour de 25,9x), ce qui impose de gérer le risque de revalorisation à la baisse en adoptant une diversification factorielle, une allocation flexible et des protections adaptées aux phases de{‘ ‘}tension sur les marchés.

Depuis 2020, l’évolution des marchés financiers s’est jouée entre choc sanitaire, afflux de liquidités et resserrement monétaire. Après une première phase de soutien massif qui a fait bondir les agrégats monétaires — en particulier M1 et M2 en 2020‑2021 — la période 2022‑2023 a traduit une bascule : hausse des taux d’intérêt, freinage des créations monétaires et correction des valorisations. Les chiffres de la zone euro illustrent ce tournant : des expansions annuelles marquées en 2020 puis un repli en 2023, suivi d’un modeste rebond en 2024 pour certains agrégats. Parallèlement, le crédit au secteur privé a ralenti, avec des dynamiques nationales parfois divergentes entre la France et la zone euro. Sur les places boursières, la surperformance du momentum en 2024 et des valorisations élevées sur le S&P 500 obligent à la prudence, tandis que des investissements massifs en capex — notamment liés à l’IA — redessinent les priorités sectorielles. Bref, la décennie qui débute impose de revisiter la relation entre liquidité, crédit et risque d’actifs.

évolution des agrégats monétaires

L’analyse des agrégats monétaires depuis 2019 révèle une volatilité marquée liée aux chocs sanitaires, aux réponses budgétaires et aux ajustements de politique monétaire. Les séries disponibles pour la zone euro et pour la France montrent que les phases d’expansion des deux premières années de la pandémie ont été suivies d’une normalisation, puis d’une correction. Cette oscillation traduit un déplacement des préférences de trésorerie des agents et une réallocation entre pièces, billets, dépôts à vue et instruments moins liquides.

En pratique, l’agrégat M1 (pièces, billets et dépôts à vue) a connu un pic significatif en 2020 puis une baisse nette en 2023 avant un rebond modéré en 2024 pour la zone euro. La France a contribué de façon disproportionnée aux variations observées : son taux de croissance de M1 a été supérieur à celui de la zone sur la période 2019–2021, puis a ramené une contribution négative en 2023 et 2024. Ces écarts nationaux signalent des comportements distincts en matière d’épargne de précaution et d’utilisation des moyens de paiement.

Le tableau ci-dessous synthétise les évolutions annuelles (décembre à décembre) des principaux agrégats pour la zone euro et pour la France, ce qui aide à confronter l’idée d’une reprise monétaire uniforme à la réalité de différences nationales marquées.

Agrégat / Zone 2019 2020 2021 2022 2023 2024
M1 zone euro 8,0% 15,6% 9,8% 0,1% -8,6% 1,8%
M1 France (contrib.) 10,8% 24,6% 9,5% -4,4% -12,4% -3,2%
M3 zone euro 4,9% 12,4% 6,9% 3,7% 0,0% 3,6%
Crédits zone euro 3,4% 4,7% 4,0% 5,0% 0,2% 1,8%

La lecture attentive de ces séries impose de ne pas confondre reprise nominale et reprise de l’activité réelle : la masse monétaire peut se détacher des dynamiques de crédit ou d’investissement si les agents privilégient la liquidité. Pour approfondir l’interprétation macroéconomique et les implications pour la stabilité, les publications de la Banque de France fournissent un cadre utile, comme indiqué dans leur rapport sur la stabilité financière de décembre 2024.

tendances du crédit au secteur privé

Le comportement du crédit aux résidents privés a évolué de manière contrastée entre la zone euro et la France. Alors que la zone a vu une décélération après des années de croissance modérée, la France affiche des variations plus prononcées mais aussi une résilience relative quand on scrute la période 2019–2024. Le crédit, en tant que vecteur de financement de l’économie, sert de thermomètre de la confiance des banques et des emprunteurs.

Les données montrent que la croissance des crédits accordés par les institutions financières monétaires (IFM) a ralenti après 2021 pour la zone euro, tombant à des taux modestes en 2023–2024. La France, tout en subissant un repli en 2023, a enregistré une reprise plus nette en 2024 en termes de flux annuels, ce qui dénote un certain redémarrage de la demande de financement des entreprises et des ménages. Cette reprise du crédit français peut s’expliquer par des besoins d’investissement différenciés, ainsi que par des mesures fiscales et réglementaires nationales.

L’argument central est que le crédit n’est pas un phénomène mécanique : il répond autant aux anticipations macroéconomiques qu’à la politique monétaire et aux conditions de liquidité. Les récentes analyses de la Banque de France mettent en exergue la nécessité d’un suivi fin du crédit pour prévenir des tensions sur la solvabilité et la liquidité, tandis que des organes de supervision comme l’Autorité des marchés financiers publient des bilans annuels utiles pour comprendre les risques systémiques (voir le rapport annuel 2023 de l’AMF).

La qualité du crédit, la dynamique des taux et l’évolution des conditions d’octroi sont les composantes qu’il faut surveiller pour anticiper les points de rupture. Les praticiens et conseillers en épargne tels que ceux d’AG2R La Mondiale publient aussi des analyses régulières qui éclairent les arbitrages entre sécurité et rendement dans ce contexte changeant.

actions : gestion active vs passive

La compétition entre gestion active et gestion passive s’est intensifiée depuis 2020, illustrée par le constat récurrent que la majorité des fonds actions large cap peinent à surpasser leurs indices de référence. Les compilations de performances montrent qu’années après années, une minorité seulement des gérants actifs réussit à battre le S&P 500. Cet état de fait remet en cause la valeur ajoutée systématique d’une gestion active coûteuse face aux indices larges et liquides.

Deux raisonnements s’affrontent : soit on adopte la gestion passive pour limiter les coûts et capter le rendement marché, soit on cherche à identifier les rares gestionnaires capables de générer une surperformance persistante. Les arguments en faveur du passif s’appuient sur la difficulté statistique de surperformer un indice après frais et sur la croissance des ETF. À l’opposé, l’attrait pour la gestion active repose sur la possibilité de tirer parti d’inefficiences, de facteurs (comme le momentum ou la qualité) et d’éviter les zones de valorisations excessives.

Il est essentiel de ne pas généraliser : la performance relative dépend du style, de l’univers investi et de l’horizon. Les travaux synthétiques et les analyses de marché publiées sur des plateformes spécialisées permettent de suivre ces dynamiques et d’affiner une stratégie d’allocation. Pour une lecture critique et actualisée des tendances, des portails d’analyse comme PortefeuillePlus offrent des points de vue opérationnels sur la surperformance des fonds et les enjeux de sélection. Les conséquences pratiques pour l’investisseur sont claires : réduire les frais et diversifier, ou identifier des gestionnaires de niche avec un edge démontré.

tech, capex et dominance des facteurs

Les géants de la technologie ont transformé le paysage de l’investissement par une montée en puissance des dépenses d’investissement (capex) et par une influence accrue sur les indices. Microsoft est l’exemple le plus parlant : ses dépenses d’investissement ont été multipliées de manière spectaculaire sur la dernière décennie, témoignant d’une course aux infrastructures nécessaires à l’IA et aux services cloud. Cette accélération du capex réoriente la hiérarchie sectorielle et crée des effets de concentration sur les marchés actions.

Parallèlement, des facteurs tels que le momentum, la quality et la growth ont changé la donne en 2024 : le momentum a surperformé, soutenant des stratégies thématiques et des portefeuilles concentrés sur des gagnants récents. Les gestionnaires qui surfent ces facteurs ont obtenu des performances remarquables sur des horizons courts, ce qui alimente les débats sur la persistance des primes de facteurs et sur leur robustesse en phase de resserrement monétaire.

L’irruption de l’IA et l’augmentation massive du capex constituent un nouveau paradigme industriel qui justifie des réallocations et une vigilance accrue sur la valorisation des leaders technologiques. Des événements géopolitiques et des accords commerciaux, comme certains développements récents entre grandes puissances, peuvent aussi impacter la chaîne de valeur et le momentum sectoriel. Les analystes doivent combiner l’étude du capex avec des indicateurs de marché et des analyses fondamentales pour discerner quelle part de la performance est structurelle et quelle part relève d’une bulle sectorielle.

valorisations élevées, inflation et politique monétaire

Les multiples de valorisation sur les marchés actions se situent à des niveaux qui imposent la prudence : le ratio forward P/E du S&P 500 a atteint des sommets comparables à ceux observés il y a vingt ans, dépassant largement sa médiane historique. Cette situation rend les portefeuilles sensibles à des ajustements brutaux si les perspectives de croissance ou la trajectoire des bénéfices se détériorent.

L’inflation et la politique monétaire sont au cœur du raisonnement : après la flambée des prix et la normalisation des taux, les banques centrales ont ajusté leurs orientations, parfois au détriment de la liquidité abondante qui avait soutenu les évaluations. Des analyses récentes sur l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat et le comportement des ménages aident à calibrer l’exposition aux actifs risqués ; voir notamment les enquêtes et articles publiés sur l’évolution des prix et du pouvoir d’achat.

La capacité des marchés à digérer des hausses de taux ou des chocs macroéconomiques dépendra autant des fondamentaux réels que des anticipations. Les rapportages institutionnels — de l’INSEE aux publications de supervision financière — et les revues d’analystes apportent des repères pour évaluer la persistance de l’inflation et l’impact des réponses monétaires. Les investisseurs doivent intégrer ces signaux aux stratégies d’allocation : réduire l’effet de levier, diversifier les sources de rendement, et surveiller les secteurs à valorisations extrêmes. Des ressources comme le Journal Économique ou les synthèses de la Banque de France constituent des outils d’information clés pour mesurer les risques et adapter les portefeuilles.

Synthèse sur l’évolution des marchés financiers depuis 2020

Depuis 2020, les marchés financiers ont été secoués par une alternance nette entre surliquidité et normalisation monétaire. La phase initiale de soutien massif a gonflé les agrégats les plus liquides, puis la remontée des taux a comprimé ces dynamiques : après des variations prononcées, les mesures de M1 ont retrouvé une croissance modeste récemment, tandis que M2 et M3 montrent des trajectoires plus tempérées. Cette évolution traduit un retour progressif à une gestion plus stricte de la politique monétaire, avec des effets différenciés selon les zones géographiques et les compositions bancaires nationales.

La distribution du crédit illustre la même hétérogénéité : après un rebond conjoncturel, la croissance des crédits au secteur privé s’est ralentie, mais reste positive, signalant un accès au financement moins expansif qu’en période de crise. En France, les variations ont parfois été plus marquées qu’en zone euro, témoignant de spécificités domestiques dans la demande et l’offre de crédit.

Sur les marchés actions, l’environnement de taux bas puis de forte rotation sectorielle a favorisé une concentration notable autour des valeurs technologiques : investissements massifs en capex chez les leaders et adoption accrue des thématiques d’IA ont amplifié les divergences de performance. Parallèlement, la majorité des fonds gérés activement n’a pas réussi à surpasser les indices de référence, ce qui renforce l’argument en faveur d’une combinaison raisonnée de gestion passive et de stratégies factorielles ciblées.

En 2024, le momentum a dominé les facteurs, confirmant qu’une sélection dynamique reste pertinente dans un univers de valorisations élevées. Face à ces constats, il est raisonnable d’affirmer qu’une allocation prudente — priorisant la qualité, la liquidité et une sélection factorielle disciplinée — s’impose pour gérer l’exposition au risque dans la phase actuelle de réajustement monétaire et de valorisations soutenues.

FAQ — L’évolution des marchés financiers depuis 2020

Q : Quels ont été les grands mouvements de la masse monétaire depuis 2020 et pourquoi cela importe-t-il pour les marchés ?

R : Depuis 2020, les agrégats monétaires ont connu des variations fortes : une hausse marquée lors des premiers chocs de la pandémie, un ralentissement puis une contraction relative en 2022–2023, et une reprise modeste en 2024. Concrètement, l’agrégat liquide M1 a rebondi faiblement en 2024 au niveau de la zone euro, tandis que M2 et M3 montrent une reprise plus nette. Ces évolutions sont déterminantes car elles reflètent la liquidité disponible, influencent la dynamique de crédit et servent d’indicateur avancé pour l’inflation et la politique monétaire : moins de création monétaire contraint la croissance des actifs et pèse sur les valorisations, alors qu’un afflux de monnaie tend à soutenir les prix des actifs.

Q : La France suit-elle la même trajectoire que la zone euro sur ces indicateurs ?

R : Non, la trajectoire française présente des différences notables : après des pics similaires en 2020, la contribution française à certains agrégats a été plus volatile. Par exemple, la croissance de M1 en France a été moins favorable que la moyenne de la zone en 2024, alors que d’autres agrégats comme M3 et les crédits au secteur privé ont montré une reprise relative. Ces divergences indiquent que les conditions de financement et la demande de crédit nationales peuvent évoluer différemment de la moyenne européenne, d’où l’importance d’analyser la France séparément pour la gestion de portefeuille ou l’évaluation du risque domestique.

Q : Que dit l’évolution du crédit au secteur privé sur la santé économique ?

R : La croissance des crédits au secteur privé, qui a reflué après 2021, a recommencé à progresser modestement en 2024 dans la zone euro et en France. Cela traduit une reprise graduelle de la demande de financement des entreprises et des ménages, ce qui est un signe d’activité économique retrouvant du souffle. Cependant, la trajectoire reste prudente : une hausse trop lente du crédit peut freiner la croissance réelle, tandis qu’un emballement du crédit, combiné à des bilans fragiles, peut alimenter des risques d’endettement et de correction des actifs.

Q : Les marchés actions restent-ils attractifs malgré des valorisations élevées ?

R : Les actions présentent aujourd’hui des valorisations élevées — le ratio prix/bénéfices attendu est sur des niveaux supérieurs à la médiane historique — ce qui impose de la prudence. La logique argumentative est la suivante : soit l’on accepte des prix élevés en pariant sur une croissance soutenue des bénéfices (surtout pour les leaders technologiques), soit l’on réduit l’exposition et privilégie des stratégies moins sensibles aux multiples (dividendes, value, hedging). Ignorer ce signal de valorisation, c’est accepter un risque de correction si les résultats ou la dynamique macroéconomique déçoivent.

Q : La gestion active a-t-elle encore un sens face à la domination des indices comme le S&P 500 ?

R : Les données historiques montrent que la majorité des fonds actifs n’ont pas battu le S&P 500 régulièrement ; sur de longues périodes, seul un faible pourcentage parvient à surperformer. Cela mène à deux positions argumentatives légitimes : privilégier la gestion passive pour capter le marché à moindre coût, ou chercher les rares gérants et stratégies (facteurs, stock-picking discipliné) capables d’une surperformance persistante. La décision doit reposer sur une évaluation rigoureuse du coût, du style d’investissement et de la capacité du gestionnaire à ajouter de la valeur après frais.

Q : Quels facteurs ont dominé la performance en 2024 et que cela implique-t-il pour la construction de portefeuille ?

R : En 2024, le facteur momentum a dominé, suivi des facteurs quality et growth. L’argument central est que l’exposition ciblée à ces facteurs peut améliorer le profil rendement/risque par rapport à une allocation purement market-cap. Toutefois, les facteurs présentent des cycles : ce qui surperforme un an peut sous-performer l’année suivante. D’où l’importance d’une allocation robuste, d’une diversification factorielle et d’un processus d’ajustement dynamique plutôt que d’un pari pur et simple sur un facteur unique.

Q : L’explosion des dépenses d’investissement de certains géants technologiques change-t-elle la donne ?

R : Oui : la montée en puissance des dépenses d’investissement, en particulier dans l’IA (exemplifiée par une hausse spectaculaire des CAPEX chez des acteurs comme Microsoft), modifie la structure de l’économie numérique. Argumentons : ces investissements renforcent les positions de marché, créent des barrières à l’entrée et peuvent soutenir des perspectives de bénéfices élevées sur le moyen terme. En contrepartie, ils concentrent le risque sectoriel et amplifient la sensibilité des indices aux quelques très gros contributeurs, augmentant la vulnérabilité en cas de rotation sectorielle.

Q : Les positions dominantes des plateformes (ex. Meta) posent-elles un risque systémique pour les investisseurs ?

R : La domination d’écosystèmes numériques, où un très grand nombre d’utilisateurs gravitent autour de quelques plateformes, crée une concentration économique et d’attention qui peut amplifier les mouvements de marché : gains rapides en période d’optimisme mais corrections sévères en cas de changement réglementaire, technologique ou de monétisation. L’argument pragmatique est d’évaluer l’exposition au risque de concentration et d’envisager des mécanismes de diversification ou de couverture plutôt que de miser aveuglément sur la poursuite de la suprématie.

Q : Quelles stratégies concrètes recommander pour naviguer ces évolutions ?

R : Il convient d’adopter une approche équilibrée : réduire l’exposition aux titres survalorisés, combiner gestion passive pour capter le marché à bas coût et allocations actives ou factorielles pour chercher de la surperformance, surveiller les indicateurs monétaires (M1, M2, M3) et la dynamique du crédit comme signes avant-coureurs, et intégrer une diversification sectorielle pour limiter la concentration technologique. Enfin, maintenir une discipline de gestion du risque (stop-loss, taille de position, stress tests) reste l’outil le plus convaincant pour préserver le capital face aux incertitudes macro et de valorisation.

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Baptiste LEMOINE
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Baptiste Lemoine est journaliste au Journal Économique, où il couvre l’actualité des grandes tendances économiques en France et à l’international. Diplômé en journalisme de la City, University of London, il se distingue par une approche rigoureuse et pédagogique, qui vise à rendre les enjeux économiques accessibles sans jamais en sacrifier la complexité. De l’analyse des politiques publiques à l’évolution des marchés, il met en perspective les faits pour éclairer les choix des lecteurs. Contact : [email protected]

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