Nicolas Hulot veut faire de la France un “leader mondial” de l’hydrogène

By on 04/06/2018
hydrogène renouvelable, Nicolas Hulot

Avec des atouts indéniables sur l’environnement en comparaison aux énergies fossiles, l’hydrogène renouvelable n’est pas encore assez développé en France. Nicolas Hulot vient d’annoncer un investissement de 100 millions d’euros pour accélérer la cadence. 

L’hydrogène est certainement le carburant de demain. Mais l’hydrogène d’origine renouvelable l’est encore plus car pour l’instant 96% de l’hydrogène est produit à partir de charbon, de gaz et de pétrole. Un bilan carbone forcément en demi-teinte tandis qu’utilisé en guise d’énergie au sein des voitures, camions et des trains, l’hydrogène émet 0% de CO2, seulement de la vapeur d’eau. Reste que pour l’instant, la France est à la traîne sur la question. Le ministre de la Transition écologique entend bien changer la donne avec l’annonce d’un investissement de 100 millions d’euros, afin de faire de la France un “leader mondial” de l’hydrogène : L’hydrogène peut devenir une solution majeure dans notre mix énergétique demain ».  Avec un objectif assez ambitieux revenant à « fixer à 10 % la part d’hydrogène produit à base de sources renouvelables à l’horizon 2023».

Soutenir la filière hydrogène

Même si des initiatives ont déjà été lancées notamment durant le mandat de Ségolène Royal, la marge de progression est plus que conséquente. La production d’hydrogène renouvelable est technique, et donc coûteuse : elle se base sur le principe d’électrolyse de l’eau en utilisant l’énergie solaire ou éolienne. Une complémentarité idéale avec les ENR mais qui requiert des fonds. L’investissement servira ainsi à «accompagner les premiers déploiements (des) technologies de production et de transport dans les territoires » afin de soutenir le « besoin d’innovation, de démonstrateurs, et de construire des champions économiques du stockage, de l’électrolyse ».

L’hydrogène renouvelable génère plusieurs avantages majeurs : apporter une solution technique idéale à la problématique de la réduction des gaz à effet de serre générés par l’activité des transport – les moteurs à hydrogène en rejette 0% et ne recrachent que de la vapeur d’eau – et «combler les intermittences du solaire et de l’éolien ». Les industriels engagés dans cette voie estiment que l’hydrogène peut à lui seul faire baisser les émissions de GES de 20% au niveau mondial et créer la bagatelle de 30 millions d’emplois.

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