Airbnb sponsor des JO 2024 : les hôteliers hurlent au scandale

By on 05/02/2020
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Le Comité Olympique International (CIO) a noué un partenariat juteux avec Airbnb pour les prochains JO de Paris en 2024. Les professionnels de l’hôtellerie crient au scandale. 

 Le moins que l’on puisse dire est que le deal conclu entre le CIO et Airbnb pour les prochains JO de Paris en 2024 ne passe pas du tout du côté des professionnels de l’hôtellerie. Les représentants de la profession se sont en effet montrés ulcérés par le partenariat, le qualifiant d “immoral”, voire d’ “outrageux”. Certains vont même plus loin encore en dénonçant la concurrence illégale que la plateforme star de mise en location pratique à l’égard des hôteliers parisiens. Plus encore, l’Umih, soit la principale organisation patronale du secteur, affirme que Airbnb “joue de la déréglementation dans tous les pays“.

Un partenariat qui vexe d’autant plus les professionnels de l’hôtellerie car ils pensaient être en bonne voie de conclure un accord intéressant avec le CIO, mais c’est bien Airbnb qui leur a soufflé la place. Roland Héguy, le président de l’Umih expliquait en effet avoir “travaillé depuis la phase de candidature avec l’équipe d’organisation des Jeux olympiques 2024 à Paris”. Se sentant trahis par le CIO et la ville de Paris, l’Umih n’hésite pas à enfoncer le clou, jugeant que la plateforme est irrespectueuse envers les professionnels de l’hôtellerie, du fait d’une politique tarifaire agressive et d’une offre surabondante à Paris, qui est encore aujourd’hui le tout premier marché mondial du géant américain.

Même son de cloche du côté du GNI, organisation représentant les indépendants de l’hôtellerie mais aussi ceux de la restauration. Elle affirme qu’Airbnb ne respecte aucune règle, et qu’à ce titre la plateforme doit être exclue du partenariat mondial conclu avec le CIO.

Si la ville de Paris attaque régulièrement Airbnb, l’accusant de mettre la pression sur le marché immobilier, elle retirera du partenariat des avantages financiers conséquents. Idem pour les propriétaires des biens qui seront mis en location, car au Japon lors de la dernière Coupe du monde de rugby, le deal conclu avec Airbnb a généré non moins de 70 millions de revenus aux loueurs. Le partenariat fâche les hôteliers parisiens mais fait tout de même les affaires du CIO, de la ville de Paris et des propriétaires qui mettront leurs biens en location sur la plateforme.

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