L’INSEE dévoile ses prévisions pour l’économie française en 2018

By on 23/03/2018
INSEE, économie France, 2018

Si 2017 a été marqué par un bon retour de la croissance et une baisse plutôt marquée du chômage, 2018 sera plus nuancé selon l’INSEE qui vient de dévoiler sa note de conjoncture économique.

A +2% en moyenne de croissance pour le PIB en 2017, Emmanuel Macron avait de quoi se réjouir de sa prise de fonction. L’INSEE calme un peu le jeu pour 2018. La progression du PIB serait moins rapide que l’an passé, à 0,4% par trimestre. Une situation à venir à mettre en directe relation selon l’institut à la consommation plutôt faiblarde des ménages lors des premiers mois de l’année. Mathieu Plane, économiste à l’OFCE explique que « le choc fiscal du début d’année est négatif. A la hausse de la fiscalité indirecte (carburants, tabac), s’ajoute la hausse de la CSG, qui a un effet négatif sur le pouvoir d’achat. ». Une situation qui devrait être seulement provisoire puisque entre la baisse de la taxe d’habitation et la baisse des cotisations, les Français devraient retrouver un peu de pouvoir d’achat. La consommation des ménages repartirait.

Ce que pense l’INSEE de l’emploi en 2018

Pour l’emploi, l’INSEE prévoit également une année en demi-teinte sinon sans réelle “mieux”. Le secteur marchand va continuer de créer des postes avec près de 130 000 nouvelles embauches attendues au cours de ce premier semestre. Mais le secteur non-marchand (administration, association) sera lui sur une pente bien plus descendante, les emplois aidés seront en effet bien moindre que l’an passé.

L’INSEE table ainsi sur une création de près de 115 000 emplois au premier semestre et prédit un taux de chômage égal à l’actuel, aux alentours de 8,9%.

L’institut tempère cependant ses prévisions car de nombreux facteurs peuvent venir influer positivement ou négativement les chiffres de l’économie française : les évolutions des Bourses mondiales, le protectionnisme renforcé des USA, le nouveau gouvernement italien…

 

Mais pour Mathieu Plane, le nerf de la guerre sera à n’en point douter la consommation des ménages. Elle pourra à elle seule jouer un rôle majeur de locomotive de l’économie. Tout dépendra de ce que l’exécutif fera en sa faveur.

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